Projet ODEB LONODJI · programme 06
Économie sociale et revenus
Hôtellerie et accueil · Éducation d’excellence · Transport et logistique terrestres · Santé de dernière génération.
Le programme crée, sous une forme juridique distincte de l’association, des entreprises dont les bénéfices reviennent intégralement aux projets de développement et de bien-être du pays bedjond. Il ne s’agit pas de gagner de l’argent pour lui-même, mais d’avoir des revenus propres et durables, pour que les projets ne dépendent plus seulement des cotisations et des dons. Quatre entreprises phares ont été proposées le 28 septembre 2026 — un complexe hôtelier à Bédjondo, un complexe scolaire avec internat à partir de la sixième, une société de transport et de logistique terrestres, et un centre hospitalier universitaire moderne avec tous ses services annexes, monté avec des partenaires financiers — et une dizaine d’autres activités sont proposées ici pour être étudiées. Rien n’est créé, ni étudié, ni financé à ce jour.
Quatre axes
Ce qui existe,
ce que le programme construira.
Pour chaque axe : ce que le site fait déjà (des liens vers les pages, pas des intentions), puis ce que le programme construirait d’ici 2030 — au conditionnel, parce que rien n’est décidé ni financé.
- 06.1
Hôtellerie et accueil
Un complexe hôtelier à Bédjondo : chambres, restauration, salle de réunion et d’événements, pour les missions administratives et associatives, les commerçants, les visiteurs et la diaspora de passage. Ses bénéfices financent les projets.
Déjà en place
D’ici 2030
Une étude de marché dirait d’abord qui dort et se réunit à Bédjondo aujourd’hui, et où ; une première phase — une maison d’hôtes d’une dizaine de chambres avec une salle — précéderait le complexe, avec un exploitant formé et des comptes publiés. Terrain, coût et calendrier restent à établir.
- 06.2
Éducation d’excellence
Un complexe scolaire avec internat à partir de la sixième, pour former les futures élites du pays bedjond : collège puis lycée, exigeants, ouverts par des bourses aux élèves méritants sans moyens. Les frais de scolarité couvrent les charges et dégagent un excédent pour les projets.
Déjà en place
D’ici 2030
Le collège viendrait d’abord (quatre classes, un internat), le lycée ensuite ; il faudrait l’agrément du ministère, un terrain, des enseignants, un règlement des bourses et un conseil d’établissement. La démographie scolaire du Mandoul Occidental et les établissements existants seraient étudiés avant toute décision.
- 06.3
Transport et logistique terrestres
Une société de transport de personnes et de marchandises reliant Bédjondo à ses cantons, à Koumra, Moundou et N’Djamena, avec une logistique agricole — collecte des récoltes, acheminement des intrants — là où les pistes le permettent.
Déjà en place
D’ici 2030
Le projet annoncé sous le nom d’Air Bedjondo deviendrait l’entreprise de transport du programme : étude des flux et des saisons, deux véhicules pour commencer, entretien et sécurité, tarifs publiés, partenariats avec les transporteurs existants plutôt que contre eux.
- 06.4
Santé de dernière génération
Un centre hospitalier universitaire moderne, monté avec des partenaires financiers, et tout ce qui fait un système de santé complet autour de lui : urgences, maternité, pédiatrie, chirurgie, imagerie, laboratoire, pharmacie centrale, dialyse, télémédecine avec les spécialistes de la diaspora, ambulances ; une école d’infirmiers et de sages-femmes et un partenariat universitaire pour former sur place ; les centres de santé des cantons reliés au CHU, un dossier médical numérique, l’énergie solaire, l’eau, les logements du personnel, une mutuelle de santé communautaire. Les soins payants des uns financent les soins gratuits des autres.
Déjà en place
D’ici 2030
C’est le projet le plus lourd du portefeuille, et il se construirait par étapes : d’abord un centre médical et une pharmacie à tarif solidaire (activité 06.11 ci-dessous), puis un hôpital, puis le statut universitaire avec une faculté partenaire. Avant tout : la carte sanitaire et l’accord du ministère de la Santé, une étude de faisabilité, un montage en partenariat public-privé, un consortium de partenaires financiers — banques de développement, fondations, agences de coopération, diaspora par parts sans dividende —, un terrain, l’énergie et l’eau, la route (l’entreprise de transport), la maintenance biomédicale et, surtout, les médecins : ceux de la diaspora, ceux que l’école formerait.
Les règles du jeu
Des entreprises,
pas une caisse noire.
Cinq règles proposées avec le programme, à voter par l’assemblée avant toute création. Elles disent comment des activités lucratives peuvent servir une association sans la dénaturer.
- 01
Une société, pas l’association
Une association ne partage pas de bénéfices et ne doit pas mêler ses comptes à ceux d’un commerce. Les activités seraient portées par une société distincte — société commerciale ou société coopérative du droit OHADA, qui s’applique au Tchad — détenue par l’association (demain par l’ODEB), dont les statuts affectent les bénéfices aux projets. Ni dividendes ni parts pour les membres.
- 02
Les bénéfices vont aux projets, et on le voit
Chaque entreprise tient ses propres comptes et les publie chaque année ; le tableau de bord du site montre ce qu’elle a versé au fonds des projets de développement et de bien-être. Proposition à trancher par l’assemblée : une part réinvestie dans l’entreprise, le reste versé au fonds — par exemple un tiers et deux tiers.
- 03
Ce qui manque à Bédjondo, pas ce qui y existe déjà
Les entreprises visent ce qui n’existe pas ou ce qui manque de qualité ; elles ne viennent pas écraser les commerçants et les transporteurs du pays bedjond, elles travaillent avec eux. Emploi local et achats locaux d’abord ; les prix restent ceux du marché.
- 04
De l’argent propre, sans promesse de rendement
Le capital viendrait des membres et de la diaspora sous forme de parts sans dividende, de partenaires et de prêts ; aucune collecte avant le compte bancaire au nom de l’association et la création de la société, aucune promesse de gain à quiconque. Un audit indépendant à partir de la deuxième année.
- 05
Une entreprise à la fois
On commence par celle dont la clientèle est la plus sûre et le capital le plus faible, on la fait tourner un an, on publie ses comptes, puis on lance la suivante. Chaque activité passe par la plateforme de projets, avec son stade : idée, étude, annonce, souscription, financée, réalisation, essai, en service.
D’autres activités proposées
Onze activités de plus,
à étudier, aucune décidée.
En plus des quatre entreprises phares, des activités qui manquent au pays bedjond et qui pourraient rapporter. Pour chacune : ce que c’est, pourquoi ici, d’où viendraient les revenus, ce qu’ils financeraient, ce qu’il faut avant, et le risque principal. Rien n’est chiffré : ce sont des pistes, pas des promesses.
- 06.5
Transformation des récoltes
Une huilerie d’arachide et de sésame, une décortiqueuse, un moulin : transformer sur place ce que le Mandoul cultive au lieu de le vendre brut.
- Pourquoi ici
- Le Mandoul est une région agricole ; la valeur ajoutée part aujourd’hui ailleurs.
- Revenus
- Vente d’huile, de tourteaux, de farine ; prestation de service aux producteurs.
- Ce que ça finance
- Les projets d’eau et de santé des villages producteurs.
- Avant de commencer
- Étude des volumes, énergie, local, normes sanitaires.
- Risque principal
- Approvisionnement irrégulier selon les saisons et les prix.
Agriculture, élevage & sécurité alimentaireEntrepreneuriat & finance inclusive
- 06.6
Stockage et vente groupée
Des magasins de stockage où les producteurs déposent leurs récoltes et les vendent en contre-saison, à meilleur prix, avec une avance possible (warrantage).
- Pourquoi ici
- Les récoltes se vendent au plus bas, à la récolte, faute de stockage.
- Revenus
- Frais de stockage, marge sur la vente groupée.
- Ce que ça finance
- Le fonds de bourses du collège-internat.
- Avant de commencer
- Entrepôts, pesage, règles claires, partenariat avec une institution financière agréée.
- Risque principal
- Gestion des stocks et des impayés.
Agriculture, élevage & sécurité alimentaireEntrepreneuriat & finance inclusive
- 06.7
Ferme agro-pastorale modèle
Embouche bovine et caprine, aviculture, maraîchage irrigué, doublés d’un centre de formation pratique pour les jeunes.
- Pourquoi ici
- Former en produisant, et montrer ce que donnent de meilleures pratiques.
- Revenus
- Vente de bétail, d’œufs, de légumes ; formations payantes pour les projets financés.
- Ce que ça finance
- Les projets des cantons ruraux.
- Avant de commencer
- Terrain, eau, vétérinaire, semences ; accord des chefs de terre.
- Risque principal
- Épizooties, sécheresse, vols.
Agriculture, élevage & sécurité alimentaireJeunesse & réussite
- 06.8
Matériaux de construction
Une briqueterie (briques de terre stabilisée, parpaings) et un atelier de menuiserie qui fournissent d’abord les chantiers du programme — hôtel, collège — puis les particuliers.
- Pourquoi ici
- Chaque chantier du programme achèterait ses matériaux à sa propre entreprise ; le reste se vend.
- Revenus
- Vente de briques, de charpentes, de portes et fenêtres.
- Ce que ça finance
- Le réinvestissement dans les chantiers suivants.
- Avant de commencer
- Presse à briques, carrière autorisée, formation.
- Risque principal
- Concurrence des matériaux importés, saisonnalité.
Désenclavement & urbanisationCompétences & entrepreneuriat numérique
- 06.9
Énergie solaire de proximité
Des kiosques de recharge et de vente d’énergie, la location-vente de kits solaires pour les foyers, puis une mini-centrale pour le marché et le centre de santé.
- Pourquoi ici
- Bédjondo et ses villages n’ont pas de réseau électrique fiable ; l’énergie est un besoin recensé par le diagnostic.
- Revenus
- Recharge, abonnements, mensualités des kits.
- Ce que ça finance
- L’électrification des écoles et des centres de santé.
- Avant de commencer
- Étude de la demande, fournisseur, maintenance, autorisation.
- Risque principal
- Impayés, matériel de mauvaise qualité.
Eau, énergie & connectivitéEntrepreneuriat & finance inclusive
- 06.10
Centre de services numériques et financiers
Adossé à l’espace numérique communautaire : impression, photocopie, formation, télécentre, agent de mobile money, démarches en ligne.
- Pourquoi ici
- Le premier chantier de l’association (l’espace numérique) doit pouvoir payer sa connexion et son animateur.
- Revenus
- Services, formations, commissions d’agent.
- Ce que ça finance
- La connexion et l’animation de l’espace numérique, puis l’académie numérique.
- Avant de commencer
- L’espace numérique lui-même ; un agrément d’agent auprès d’un opérateur.
- Risque principal
- Faible pouvoir d’achat, coupures.
Transformation numérique & servicesCompétences & entrepreneuriat numériqueLe projet lié
- 06.11
Galerie marchande et logements
Des boutiques en location autour du marché de Bédjondo et quelques logements pour les fonctionnaires et enseignants affectés au chef-lieu.
- Pourquoi ici
- Des loyers réguliers sont le revenu le plus stable qu’une organisation puisse avoir.
- Revenus
- Loyers.
- Ce que ça finance
- Le fonds de bien-être : santé, veuves, personnes handicapées.
- Avant de commencer
- Foncier sécurisé, accord de la commune, construction par l’entreprise de matériaux.
- Risque principal
- Foncier contesté, vacance des locaux.
- 06.12
Pharmacie et centre médical à tarif solidaire
Une pharmacie agréée et un centre médical privé à tarifs modérés, dont l’excédent finance les soins gratuits des plus démunis : la première marche du CHU (axe 06.4), qui fait ses preuves avant l’hôpital.
- Pourquoi ici
- La santé est l’un des premiers besoins du diagnostic ; la qualité manque autant que l’accès.
- Revenus
- Ventes de médicaments, consultations, analyses, imagerie de base.
- Ce que ça finance
- La prise en charge des indigents et la prévention.
- Avant de commencer
- Agréments, pharmacien et médecin, chaîne d’approvisionnement sûre.
- Risque principal
- Médicaments contrefaits, réglementation.
Santé & préventionProtection sociale & inclusionLe projet lié
- 06.13
Station multiservices
Carburant, pièces et réparation pour motos et véhicules, sur l’axe de Bédjondo, en appui à l’entreprise de transport.
- Pourquoi ici
- Les transporteurs du programme et ceux du pays bedjond en ont besoin sur place.
- Revenus
- Carburant, pièces, main-d’œuvre.
- Ce que ça finance
- L’entretien des pistes plaidé auprès des autorités, et les projets de désenclavement.
- Avant de commencer
- Agrément de distribution, cuve, sécurité, terrain.
- Risque principal
- Marges faibles, réglementation du carburant.
- 06.14
La boutique du pays bedjond
Vente aux diasporas de N’Djamena et d’ailleurs de produits du terroir et de l’artisanat — huile, miel, sésame, tissus, vannerie — par commande en ligne et expédition groupée.
- Pourquoi ici
- La diaspora achète déjà ces produits par des circuits informels ; elle est la première clientèle du site.
- Revenus
- Marge sur les produits, expédition.
- Ce que ça finance
- Les artisans et les groupements de femmes, puis les projets culturels.
- Avant de commencer
- Producteurs partenaires, emballage, logistique (l’entreprise de transport), paiement mobile.
- Risque principal
- Qualité inégale, douanes pour l’export.
Genre & autonomisation des femmesCulture & patrimoine vivantTransformation numérique & services
- 06.15
Caisse d’épargne et de crédit communautaire
À plus long terme, une institution de microfinance agréée : épargne des membres, crédit aux petites activités, sous licence et contrôle.
- Pourquoi ici
- Aucune des activités ci-dessus ne démarre sans crédit ; la thématique Entrepreneuriat & finance inclusive le dit.
- Revenus
- Intérêts et frais, plafonnés.
- Ce que ça finance
- Le crédit aux jeunes et aux femmes entrepreneurs.
- Avant de commencer
- Agrément de la COBAC, capital minimal, gestionnaires formés : plusieurs années.
- Risque principal
- Le plus réglementé et le plus exposé de tous ; à ne tenter qu’une fois les autres entreprises stables.
Entrepreneuriat & finance inclusiveGenre & autonomisation des femmes
Dans quel ordre
Une entreprise à la fois,
et des comptes chaque année.
- 2026-2027Études et cadre
Études de faisabilité des quatre entreprises phares — pour le CHU, la carte sanitaire, l’accord du ministère et la recherche des partenaires financiers ; choix de la forme juridique et rédaction des statuts de la société de développement ; règle d’affectation des bénéfices votée par l’assemblée ; compte bancaire et récépissé de l’association d’abord.
- 2027-2028Première entreprise
Création de la société, souscription des parts sans dividende, lancement de l’activité la plus sûre et la moins coûteuse ; premiers comptes publiés au bout d’un an.
- 2028-2030Deuxième et troisième
Une entreprise par an si la précédente tient ; le portefeuille se complète par les activités qui ont trouvé leur porteur ; l’ODEB constituée en hérite avec ses règles.
Qui porte le programme
Des thématiques nommées,
des coordonnateurs nommés.
Le programme ne crée pas d’équipe nouvelle : il s’appuie sur les thématiques de l’association et sur celles et ceux qui les coordonnent. Une thématique à pourvoir est une place à prendre.
- 05Entrepreneuriat & finance inclusivePôle II · Développement humain & moyens d’existenceCoordination à pourvoirProposer sa candidature
- 04Agriculture, élevage & sécurité alimentairePôle II · Développement humain & moyens d’existenceCoordonnateur : Olivier Allaramadji Nomaye, ingénieur agroéconomistePourvue
- 08Désenclavement & urbanisationPôle II · Développement humain & moyens d’existenceCoordination à pourvoirProposer sa candidature
- 09Jeunesse & réussitePôle II · Développement humain & moyens d’existenceCoordonnateur : Bruno Kodjadoum NGARTELPourvue
- 11Santé & préventionPôle II · Développement humain & moyens d’existenceCoordonnateur : Dr Nestor AlladoumdjimPourvue
- 15Réseau d’experts & diasporaPôle III · Gouvernance, paix & plaidoyerCoordonnateur : Edgard Djerassem DjimhotengarPourvue
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