Une salle qu’on atteint sans marche
Toute assemblée, toute réunion de bureau, toute formation. Si le seul local disponible a une marche, on change de local, pas de participant.
Nous avions signalé ce trou deux fois sans savoir le combler. Voici la méthode : six questions qui ne disent jamais le mot, un inventaire d’obstacles plutôt qu’une liste de noms, huit textes tchadiens dont personne ne se sert — et les cinq défauts que nous avons corrigés sur ce site avant de publier cette page.
Sur notre page Diagnostic territorial, en recensant trente-quatre difficultés du département, nous avons écrit qu’un sujet en était entièrement absent, et que c’était plus grave qu’une ligne marquée « inconnu » : la situation des personnes en situation de handicap, sur laquelle nous n’avions rien trouvé, ni chez nous ni au niveau provincial. Sur notre page Enquêtes, nous avons ajouté que nous n’avions aucune méthode pour l’enquête la plus difficile de toutes, celle qui manquait à notre recensement, et que c’était la même.
Cette page est la méthode. Elle ne prétend pas remplacer les organisations de personnes en situation de handicap, ni parler à leur place. Elle dit quatre choses : comment compter sans humilier, quels droits existent déjà sans que personne ne s’en serve, ce que nous nous imposons à nous-mêmes avant de demander quoi que ce soit à qui que ce soit, et ce que nous avons corrigé sur ce site le jour où nous l’avons écrite.
Une remarque d’ordre, avant tout le reste. Le droit tchadien définit la personne handicapée, à l’article 2 de la loi de 2007, comme celle qui se trouve « dans l’incapacité d’assurer par elle-même » les nécessités d’une vie normale, du fait d’une déficience. La convention internationale que le Tchad a ratifiée en 2019 définit le handicap tout autrement : par la rencontre entre une déficience et les obstacles que la société dresse. Cette différence n’est pas théorique : elle décide de ce qu’on demande de changer. La première définition demande à la personne de s’adapter ; la seconde demande au bâtiment. Nous travaillons avec la seconde, et c’est pour cela que le reste de cette page parle beaucoup plus de marches, de portes et de latrines que d’infirmités.
On ne peut rien demander pour des personnes qu’aucun document ne compte. Or les chiffres disponibles pour le Tchad vont de un à quatorze, et l’écart ne vient ni d’une erreur de calcul ni d’une évolution : il vient de ce qu’on a demandé. La dernière colonne du tableau est la seule qui explique les autres.
| Source | Année | Résultat | Ce qui a été demandé |
|---|---|---|---|
| Recensement général RGPH-2 | 2009 | 1,1 % 119 353 personnes | Une question d’identité : êtes-vous handicapé ? |
| Enquête démographique et de santé (EDS-MICS) | 2014–2015 | ~3,5 % | Des questions de déficience, domaine par domaine |
| UNAPHT, union des associations de personnes en situation de handicap du Tchad | 2014 | 14 % 1 691 116 personnes | Une estimation, non une enquête |
| Presse, à la création de l’agence publique | 2023 | ~2 millions | Une estimation, non une enquête |
| Mali, enquête démographique et de santé | 2018 | 6,4 % chez les 18 ans et plus | Les six questions de fonctionnement du Groupe de Washington |
| Organisation mondiale de la santé, à l’échelle du monde | — | ~16 % | Estimation mondiale, toutes méthodes |
| Bédjondo et le Mandoul Occidental | — | Rien | Aucune enquête, aucun chiffre, aucune ligne |
Le 1,1 % du recensement de 2009 n’est pas un chiffre bas : c’est un chiffre faux, et il est faux d’une façon qu’on peut expliquer. Demandez à une grand-mère qui ne voit presque plus si elle est handicapée : elle répondra non. Elle n’est pas handicapée, elle est vieille. Demandez au père d’un enfant qui n’entend pas s’il a un enfant handicapé : dans beaucoup de familles, la réponse est non, parce que répondre oui expose l’enfant au regard du village. La question d’identité ne mesure pas les difficultés : elle mesure le nombre de gens qui acceptent une étiquette. C’est pourquoi un recensement obtient 1,1 % là où une enquête sur le fonctionnement obtient six fois plus.
Il existe un instrument conçu pour ce problème précis, éprouvé dans des dizaines de recensements et d’enquêtes : le petit ensemble de questions du Groupe de Washington sur les statistiques du handicap. Six questions, pas une de plus, qui ne parlent que d’actes ordinaires. Les voici dans leur libellé exact : il ne faut pas les reformuler, c’est leur formulation même qui a été testée.
« Avez-vous des difficultés à voir, même si vous portez des lunettes ? »
« Avez-vous des difficultés à entendre, même si vous utilisez un appareil auditif ? »
« Avez-vous des difficultés à marcher ou à monter des marches ? »
« Avez-vous des difficultés à vous souvenir ou à vous concentrer ? »
« Avez-vous de la difficulté à prendre soin de vous, comme vous laver partout ou vous habiller ? »
« En utilisant votre langue habituelle, avez-vous des difficultés à communiquer, par exemple comprendre ou être compris ? »
À chaque question, quatre réponses possibles, lues à voix haute : non, aucune difficulté ; oui, quelques difficultés ; oui, beaucoup de difficulté ; ne peut pas faire du tout. Le seuil recommandé est simple : est comptée en situation de handicap toute personne qui répond « beaucoup de difficulté » ou « ne peut pas faire du tout » à au moins une des six questions. C’est avec ce seuil que le Mali est arrivé à 6,4 % chez les adultes.
Ne jamais employer le mot « handicap » en présentant l’enquête : c’est ce mot qui fait répondre non. Ne pas modifier les questions, ni les résumer, ni les traduire à l’improviste : une traduction en bedjond doit être préparée et vérifiée à l’avance, avec des anciens, puis restée identique d’un enquêteur à l’autre. Ne donner aucun exemple en dehors de ceux que la question contient déjà. S’adresser directement à la personne, et non à son entourage, chaque fois qu’elle peut répondre. Et ne rien noter d’après ce qu’on voit : l’enquêteur qui coche « ne peut pas marcher » parce qu’il a vu une canne fabrique une donnée, il ne la recueille pas.
Ces règles ne sont pas de nous : elles accompagnent l’instrument. Nous les reproduisons parce que c’est en les ignorant qu’on obtient 1,1 %.
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Huit pages en noir et blanc, à photocopier et à remplir sans réseau : les six questions et les cinq règles, deux feuilles de ménage sans aucun nom, l’inventaire des obstacles, la fiche de vérification au devis, et deux lettres modèles — carte nationale d’invalidité et exonération scolaire.
Une liste de personnes en situation de handicap est un objet dangereux, pour les mêmes raisons qu’une carte des lieux sacrés : elle sert à qui veut trier, écarter ou exposer. Et elle ne protège de rien. Ce qui protège, c’est l’inventaire des obstacles, qui ne porte le nom de personne.
Nous tenons donc deux registres, et un seul est nominatif. Le premier est un décompte anonyme : combien de personnes, par village, par domaine de difficulté, par tranche d’âge et par sexe. Aucun nom, aucune adresse, aucun diagnostic : personne, en lisant ce registre, ne peut savoir de qui il s’agit. Le second est un inventaire d’obstacles, et celui-là nomme précisément : quelle école a une marche à sa porte, quel forage exige de grimper, quelles latrines n’ont qu’une dalle, quel bâtiment public n’a pas de rampe. Un obstacle nommé se corrige ; une personne nommée s’expose.
S’il faut une liste nominative pour accompagner des familles — obtenir une carte, inscrire un enfant, organiser un transport — elle reste chez la famille et au centre de santé. ADEB LONODJI n’en détient pas de copie, ni papier ni numérique, et n’en reçoit pas d’extrait.
C’est la partie la plus immédiatement utile de cette page, et la plus surprenante : l’essentiel de ce qu’il faudrait obtenir est déjà écrit. Une loi de 2007, un arrêté de 1995, un décret de 2019, une agence de 2023, une convention ratifiée. Le problème n’est pas l’absence de droit : c’est que ces textes ne sont ni connus, ni réclamés, ni sanctionnés. La dernière colonne dit, pour chacun, ce qu’il faut faire concrètement.
| Ce que le texte donne | Le texte | Ce qu’il faut faire |
|---|---|---|
| La réduction des frais de soins et de rééducation dans les centres sanitaires publics — une réduction, pas la gratuité | Loi 007/PR/2007, article 9 | Obtenir la carte nationale d’invalidité, dont la délivrance a été engagée le 9 mai 2023. Sans la carte, l’article 9 ne s’applique pas. |
| L’exonération des frais d’inscription et de scolarité pour les élèves et étudiants handicapés, et pour les parents handicapés | Arrêté 377/MEN/DG/95 du 4 décembre 1995 | Le présenter au directeur d’école à chaque rentrée. Ce texte a trente ans et presque personne ne le connaît : c’est le droit le plus immédiatement utilisable de toute cette liste. |
| Des rampes d’accès dans les constructions publiques | Loi 007/PR/2007, articles 6 et 20 | Le rappeler avant, pendant et après les travaux. Une école neuve sans rampe n’est pas une faveur refusée : c’est la loi non respectée. |
| Un allégement fiscal pour l’entreprise qui emploie « une proportion raisonnable » de personnes en situation de handicap | Loi 007/PR/2007, article 16 | Rien, en l’état : « une proportion raisonnable » ne se vérifie pas et ne s’oppose à personne. C’est l’une de nos demandes de réforme. |
| Le décret qui rend la loi applicable | Décret 1521/PR/MFPPE/2019 du 11 septembre 2019 | En prendre acte : pendant douze ans, l’absence de décret était la réponse faite à toute demande. Cette réponse n’est plus disponible. |
| Un interlocuteur public national | Loi 013/PT/2023 du 19 juin 2023, créant une agence de protection et de promotion des droits des personnes en situation de handicap | Écrire. Il existe désormais un destinataire dont c’est le métier ; avant 2023, il n’y en avait pas. |
| La convention internationale, qui prime sur la loi nationale | CDPH ratifiée le 20 juin 2019 ; constitution, article 225 | S’en servir comme argument de droit : un traité ratifié a une autorité supérieure à celle des lois internes. |
| Une journée nationale, le 7 février | Décret 136/PR/PM/MCFAS/94 du 16 juin 1994 | Une date dans l’année où la demande s’entend mieux. Nous en ferons notre rendez-vous annuel de reddition de comptes sur ce plan. |
Une précision de méthode et un aveu. Sur la date de la loi 007/PR/2007, les sources que nous avons consultées donnent le 7 ou le 9 mai 2007 ; nous n’avons pas pu trancher sur le Journal officiel et nous écrivons donc « mai 2007 ». Nous n’avons pas non plus lu le décret d’application de 2019 lui-même : nous en connaissons le numéro et la date par le rapport que le Tchad a présenté aux Nations unies, pas par son texte. C’est notre première démarche : en obtenir copie, parce que c’est ce décret qui dit comment la carte s’obtient et comment l’accessibilité s’impose, et que tout le reste en dépend. Nous l’avons ajouté à nos démarches.
Nous demandons des forages, des salles de classe, des latrines, des pistes. Nous sommes donc, nous aussi, en train de construire les obstacles des vingt prochaines années. Une vérification préalable s’impose donc à nous, et elle se fait au devis : c’est le seul moment où l’accessibilité ne coûte presque rien.
Pas « prévue » : chiffrée, ligne par ligne, dans le premier devis. Une pente de 5 % — un centimètre de montée pour vingt de longueur — et un palier en haut. Une rampe ajoutée après coûte plus cher et n’est presque jamais ajoutée.
Une rampe qui mène à une porte trop étroite ne sert à rien. Le surcoût d’un cadre plus large, au moment de la commande, est proche de zéro.
C’est le besoin le plus souvent cité et le moins cher à satisfaire : une dalle où il faut s’accroupir exclut, à elle seule, une partie des élèves et des malades. Une cabine sur les quatre suffit à changer la situation.
La margelle et le levier de pompe à hauteur utile, un dallage qui ne devient pas boue, et un espace pour manœuvrer un tricycle. Un forage inaccessible est un forage que certaines familles n’utiliseront pas.
Une table à la bonne hauteur, en bout de rangée, près de la porte. Cela ne coûte rien et se décide à la fabrication des bancs, pas après.
Le chantier ne commence pas. C’est la même règle que celle que nous nous sommes donnée pour les lieux sacrés, et elle coûtera un jour de l’argent. Nous préférons l’écrire maintenant, alors que cela ne coûte rien, plutôt que d’avoir à le décider sous pression.
Il serait facile de désigner la commune, l’État ou l’école. Voici donc, avant toute demande, ce que nous changeons chez nous.
Toute assemblée, toute réunion de bureau, toute formation. Si le seul local disponible a une marche, on change de local, pas de participant.
Un ordre du jour, un bulletin d’adhésion, un compte de caisse : lus intégralement en assemblée. Un formulaire qu’on ne peut pas lire écarte aussi sûrement qu’une marche, et il écarte davantage de monde.
Pas le jour même. Un service national d’interprétation gestuelle et un centre de traduction en braille ont été décidés en 2023 ; nous chercherons à savoir ce qui en est effectivement disponible, et nous le dirons.
Notre page Adhérer prévoit déjà une dispense discrète, accordée sans motif exigé et jamais rendue publique. Elle couvre expressément le coût supplémentaire que le handicap impose : transport, accompagnement, appareillage.
Nous ne parlons pas à sa place, et nous ne demandons pas à un proche de répondre pour elle quand elle peut répondre. C’est la règle qui décide de toutes les autres.
Jamais, même avec un accord, même pour émouvoir un bailleur. Une association qui montre des infirmités pour lever des fonds a déjà perdu ce qu’elle prétend défendre.
Écrire un plan handicap sur un site qu’une personne malvoyante ne peut pas lire serait une plaisanterie. Nous avons donc commencé par mesurer le nôtre, avec des outils qui donnent des nombres et non des impressions. Nous avons trouvé cinq défauts, dont trois sérieux, et nous les avons corrigés avant de publier cette page.
| Ce qui a été mesuré | Avant | Après |
|---|---|---|
| Suites de lettres épelées dans les 13 documents PDF un interlettrage trop large fait qu’un lecteur d’écran épelle : A, S, S, O, C, I, A, T, I, O, N | 166 | 0 |
| Documents PDF déclarant leur langue sans quoi le lecteur d’écran prononce le français avec des règles anglaises | 0 sur 13 | 13 sur 13 |
| Pages qui débordent horizontalement quand le texte est porté à 200 % ce que fait toute personne malvoyante qui agrandit la police de son navigateur | 66 sur 66 jusqu’à 287 px | 0 sur 66 |
| Documents dont le bandeau de bas de page chevauchait le texte de la dernière page | 7 | 0 |
| Pages où le libellé « Généalogies » du menu était corrompu en caractères illisibles | 61 | 0 |
Deux de ces défauts méritent un mot, parce qu’ils sont invisibles à l’œil et qu’aucun contrôle automatique ne les signalait. Le premier : nos titres de documents PDF portaient un interlettrage très large, choix typographique tout à fait ordinaire — mais au-delà d’environ un dixième de cadratin, le logiciel d’impression éloigne tellement les lettres que l’extraction de texte insère un espace entre chacune. Un lecteur d’écran épelle alors le nom de l’association. Nous avons mesuré le seuil exact sur un fichier témoin, ramené tous nos interlettrages en dessous, et le décompte des suites épelées est passé de 166 à zéro sans que l’aspect des documents change visiblement.
Le second : chacune des soixante-six pages de ce site débordait horizontalement dès qu’on agrandissait le texte à 200 %, obligeant à lire en balayant de gauche à droite à chaque ligne. Nous ne l’avions jamais vu parce que nous vérifiions la largeur de l’écran, jamais la taille du texte. Les causes étaient banales : une rangée de boutons qui refusait de se replier, des titres dont un mot long imposait sa largeur à toute une colonne, un tableau sans cadre défilant, une grille à deux colonnes qui n’en rendait qu’une. Corrigé : zéro page sur soixante-six.
Nous n’avons aucun sous-titrage, pour la seule raison que nous n’avons encore ni audio ni vidéo ; le jour où nous en publierons, la règle sera de ne rien mettre en ligne sans transcription. Nous n’avons rien à l’oral en langue bedjond, alors que c’est ce qui servirait le plus à qui ne lit pas : c’est, de tout ce qui manque sur ce site, le manque le plus coûteux. Et nos formulaires aboutissent dans une boîte électronique, ce qui suppose de savoir écrire : le numéro de téléphone officiel, désormais publié (+235 66 29 94 03, celui du président), y répond mieux que n’importe quelle correction technique.
Le recensement du fonctionnement, ici et au niveau national. Que le recensement de Bédjondo et de ses cantons soit conduit avec les six questions ci-dessus, par le centre de santé et les chefs de quartier. Et surtout : que l’INSEED retienne ces six questions pour le prochain recensement national. C’est la seule réforme qui ferait passer le chiffre national de 1,1 % à une valeur croyable, et elle ne coûte que six lignes dans un questionnaire.
Les rampes et les latrines des bâtiments publics existants. École, lycée, centre de santé, mairie, marché. L’article 20 vise les constructions ; nous demandons que l’existant soit mis en conformité bâtiment par bâtiment, en commençant par le centre de santé et l’école, avec un calendrier.
L’arrêté de 1995 appliqué, et affiché. Dans toutes les écoles du département, et affiché à la porte de la direction. Un droit qu’il faut connaître pour l’obtenir n’est un droit que pour ceux qui le connaissent déjà.
Un guichet de la carte d’invalidité plus près que N’Djamena. Un point de contact de l’agence dans le Mandoul, et la délivrance de la carte nationale d’invalidité possible à Koumra. Demander à une personne qui marche difficilement de faire six cents kilomètres pour obtenir le papier qui atteste qu’elle marche difficilement est une contradiction que personne ne défendra une fois qu’elle est dite.
Une infraction et une sanction pour le refus d’accès. La loi impose des rampes et n’assortit ce manquement d’aucune peine. C’est exactement le défaut que nous avons relevé pour la forêt sacrée, déclarée inviolable sans qu’aucun article ne sanctionne l’atteinte : un droit sans sanction est un vœu.
Un quota chiffré à la place de la « proportion raisonnable ». À l’article 16. Un pourcentage, un seuil d’effectif à partir duquel il s’applique, et une déclaration annuelle. Sans chiffre, l’allégement fiscal ne se demande pas et ne se contrôle pas.
Le rattachement du département à une filière d’appareillage. Deux établissements existent et travaillent depuis longtemps : le Centre d’appareillage et de rééducation de Kabalaye, à N’Djamena, ouvert en 1981, et la Maison Notre-Dame de la Paix de Moundou, ouverte en 1995. Nous demandons une convention de référence avec l’un ou l’autre et la prise en charge du transport : un appareil qu’on ne peut pas aller chercher n’existe pas.
Et nous n’en tiendrons pas lieu. L’UNAPHT, fondée le 13 janvier 1996 et autorisée le 27 novembre 2006, fédère des associations couvrant le handicap moteur, sensoriel, mental et la lèpre. Notre rôle est d’orienter vers elle et vers l’agence publique, pas de nous substituer à elles.
Le décompte que nous publierons sera anonyme et agrégé : des nombres par village et par domaine de difficulté, rien d’autre. La liste nominative, si elle doit exister, reste à la famille et au centre de santé. C’est la même règle que pour le registre social de notre page Personnes vulnérables : une donnée que nous ne détenons pas est la seule qui ne puisse pas fuir par notre faute.
Et nous vous demandons de vous méfier de tout chiffre que l’on vous citerait pour notre département. Entre 1,1 % et 14 %, personne ne peut invoquer une donnée locale : il n’y en a pas.
Le 7 février de chaque année, jour de la journée nationale, nous publierons sur notre page Redevabilité ce qui a été fait de ces engagements et ce qui ne l’a pas été, y compris quand la réponse est : rien.
Deux choses très différentes, et le même formulaire. Vous pouvez nous signaler un bâtiment, une école ou un point d’eau qu’on n’atteint pas : nous l’inscrirons à l’inventaire des obstacles et le porterons à la commune. Ou vous pouvez demander de l’aide pour une démarche : obtenir la carte nationale d’invalidité, faire appliquer l’exonération scolaire de 1995, trouver un contact d’appareillage.
Une consigne de prudence, et elle est importante. Ne nous écrivez pas de diagnostic, ne décrivez pas l’état de santé de quelqu’un, ne joignez aucune photographie d’une personne. Pour un obstacle, la localité et la nature de l’obstacle suffisent. Pour une démarche, dites laquelle et comment vous joindre : nous demanderons ensuite le nécessaire, directement et en privé. Ce formulaire arrive dans une boîte électronique, qui n’est pas un endroit sûr pour une donnée de santé.
Sources : loi 007/PR/2007 portant protection des personnes en situation de handicap (texte publié par la Division des Nations unies pour le développement social inclusif) ; African Disability Rights Yearbook, rapport-pays Tchad, 2019 (arrêté 377/MEN/DG/95, décret 136/PR/PM/MCFAS/94, RGPH-2, EDS-MICS, estimation UNAPHT, CARK et Maison Notre-Dame de la Paix de Moundou) ; rapport national du Tchad à l’Examen périodique universel, janvier 2024, A/HRC/WG.6/45/TCD/1, paragraphes 43 et 81–82 (ratification de la CDPH le 20 juin 2019, décret 1521/PR/MFPPE/2019, loi 013/PT/2023, carte nationale d’invalidité, braille et interprétation gestuelle, ONAPE) ; Groupe de Washington sur les statistiques du handicap, petit ensemble de questions et seuil recommandé, et rapport-pays Mali 2025 à partir de l’EDSM-VI 2018 ; Humanity & Inclusion, guide d’administration des questions du Groupe de Washington, 2019 ; Africa24, 17 août 2023 (agence publique, estimation de deux millions de personnes). Les mesures d’accessibilité de ce site ont été faites le 18 septembre 2026 sur les fichiers publiés.
Une marche sans rampe, une porte trop étroite, une démarche refusée : dites-le-nous.