Cultures vivrières & verrous de production
Semence, eau, stockage, transformation : les six verrous qui limitent mil, sorgho, arachide, sésame, maïs et manioc.
Bédjondo produit, récolte et nourrit — et reste pauvre. Le problème n’est pas d’abord de produire davantage, mais de garder, transformer et vendre mieux. Voici notre diagnostic et notre plan, en trois saisons.
Il faut commencer par cette distinction, parce qu’elle commande tout le reste. Les analyses de la sécurité alimentaire au Tchad placent les situations de crise à l’est et au nord — Ouaddaï, Sila, Wadi Fira, Ennedi-Est, province du Lac — ; le Mandoul n’y figure pas. Le sud soudanien est le grenier du pays. Bédjondo cultive, récolte et nourrit. Et pourtant les familles de Bédjondo comptent chaque mois, vendent leur récolte au plus bas et la rachètent au plus haut, et voient partir vers les villes la valeur de ce qu’elles ont produit.
Le problème n’est donc pas d’abord de produire davantage. Il est de garder, transformer et vendre mieux ce que nous produisons déjà — et de cesser de dépendre d’une seule saison des pluies. Cette page expose le diagnostic, un plan de développement en trois temps, ce que la mise en valeur des produits changerait, ce que nous demandons et ce que nous nous engageons à faire. Elle relève de la thématique Agriculture, élevage & sécurité alimentaire.
La vulnérabilité est réelle, et elle est de deux ordres. D’abord le climat : la campagne 2026 a accusé un retard d’installation, avec des récoltes repoussées d’octobre au lieu de septembre. Ensuite le marché : en août 2026, le riz importé coûtait 33 % de plus et la farine de blé 53 % de plus que la moyenne des cinq années précédentes. Une ville qui achète une partie de son alimentation encaisse ces hausses de plein fouet, même en zone de production.
La thématique Agriculture, élevage & sécurité alimentaire régit un ensemble de filières et de dossiers techniques qui, sur ce site, étaient dispersés. Cette page sert désormais de point d’entrée unique : chaque carte ci-dessous mène à la filière ou à l’appui correspondant.
Semence, eau, stockage, transformation : les six verrous qui limitent mil, sorgho, arachide, sésame, maïs et manioc.
Couloirs de transhumance, santé animale, arbitrage : le dossier dédié aux éleveurs et aux agriculteurs.
Huile d’arachide, sésame calibré, beurre de karité, miel arboricole : le label « Produits de Bédjondo » et l’exemple de la coopérative Gael.
Périmètres maraîchers, forage solaire, contre-saison : le même verrou que l’eau potable, vu du côté des champs.
Retenir les jeunes sur l’exploitation plutôt que de les voir partir vers l’orpaillage.
Magasins de stockage, warrantage, crédit de campagne : une caisse locale à créer, pas un établissement bancaire, en lien avec la cellule transversale dédiée.
ProPAD, ProAGRI, PRAPS-2, ONDR, ITRAD, coopération suisse : qui intervient déjà dans le Mandoul.
Producteurs, éleveurs, transformateurs : faites-vous connaître, ou portez cette thématique comme coordonnateur.
Plus de 90 % des semences utilisées au Tchad ne sont pas améliorées, ce qui plafonne les rendements quoi qu’on fasse par ailleurs. Le levier existe pourtant à trente kilomètres : la Fédération des producteurs de semences du Mandoul et le projet PROFISEM ont tenu à Koumra, les 29 et 30 mai 2026, la troisième foire provinciale semencière, avec des variétés certifiées de haricot, maïs, sésame et sorgho.
Tout dépend de la pluie. Le château d’eau de la commune ne desservant qu’un village et s’arrêtant faute de carburant, il n’existe aucun point d’eau dédié aux cultures : pas de maraîchage de contre-saison, donc pas de revenu entre deux récoltes et pas de légumes sur le marché en saison sèche. C’est le même verrou que celui de notre plaidoyer sur l’eau potable, vu du côté des champs.
Faute de magasin et de trésorerie, on vend à la récolte, quand les prix sont au plus bas, pour racheter à la soudure, quand ils sont au plus haut. À cela s’ajoutent les pertes après récolte — insectes, moisissures, rongeurs — que de simples sacs hermétiques et un magasin ventilé réduisent fortement.
L’arachide, le sésame et le karité partent bruts, en sacs. La valeur ajoutée — l’huile, le tourteau, le beurre, le tri et le calibrage — se crée ailleurs. C’est l’essentiel de l’argent perdu, et c’est le verrou le plus facile à faire sauter avec peu de moyens.
Les couloirs de transhumance ne sont pas délimités ni affichés, et les conflits tournent au drame : le 5 septembre 2026, un affrontement entre habitants des cantons de Bangoul et de Békamba, sur un différend foncier de limite lié au pâturage, a fait un mort et un blessé, et a exigé l’intervention du préfet du Mandoul Occidental et de l’armée.
Le diagnostic vient des acheteurs eux-mêmes : la CotonTchad a cité, pour la campagne 2024-2025, le manque de main-d’œuvre dû au départ des jeunes vers les sites d’orpaillage artisanal. Un métier agricole qui ne nourrit pas son homme perd ses bras — et c’est aussi ce que nos dossiers sur la formation professionnelle cherchent à corriger.
Nous proposons un plan séquencé, où chaque étape finance ou rend possible la suivante. Rien n’y suppose un financement exceptionnel : tout y suppose de l’ordre, des écrits et de la constance.
La première année ne produit pas de récolte supplémentaire : elle produit de l’information et des règles, sans quoi l’argent qui viendra ensuite se perdra. Nous proposons de recenser les producteurs, les surfaces et les cultures canton par canton, avec les groupements existants, parce que ce document n’existe pas et que tout projet le demandera. De constituer ou consolider des groupements de producteurs par culture, dotés de statuts et d’une comptabilité tenue, seule forme reconnue par les bailleurs et les fournisseurs d’intrants. De monter trois magasins de stockage communautaires (un au chef-lieu, deux dans les cantons), avec formation au stockage en sacs hermétiques et à la tenue des entrées et sorties. Et d’adosser à ces magasins un mécanisme de warrantage : la récolte déposée sert de garantie à un petit crédit, le producteur ne vend plus dans l’urgence et récupère la différence de prix à la soudure. Magasins, warrantage et comptabilité tenue forment de fait une banque agricole communale : une caisse locale gérée par un comité mixte (groupements, commune, association), pas un établissement bancaire agréé, qui joue pour Bédjondo le rôle d’une caisse de crédit de campagne tant qu’aucune banque n’y a d’agence. C’est, de toutes les mesures de ce plan, celle qui rapporte le plus vite au plus grand nombre.
La deuxième étape attaque les deux verrous coûteux. Côté eau, deux périmètres maraîchers pilotes sur forage solaire, confiés en priorité à des groupements de femmes, pour produire des légumes en contre-saison — le moment où ils valent le plus cher et où les familles n’ont plus de revenu. Côté transformation, une unité de décortiquage d’arachide avec presse à huile, qui donne de l’huile et du tourteau, ce dernier revenant à l’élevage local ; des séchoirs et une aire de tri et de calibrage du sésame, condition de tout accès à l’exportation ; et un atelier de transformation du karité en beurre. Côté élevage, l’embouche de petits ruminants et l’aviculture, qui donnent un revenu en quelques mois et non en une saison, et que le projet ProPAD appuie précisément dans notre province. Côté règles, la délimitation et l’affichage des couloirs de transhumance et la mise en place de comités mixtes d’arbitrage.
La troisième étape est celle du marché. Elle suppose un label « Produits de Bédjondo » avec un cahier des charges simple et vérifiable, un conditionnement et un étiquetage dignes d’un rayon, une coopérative faîtière capable de négocier un volume et un prix, et des débouchés identifiés à Koumra, Sarh, Moundou et N’Djamena. C’est aussi le moment de la mécanisation légère — motoculteurs, batteuses, moulins — et d’un stock de sécurité alimentaire géré par la commune, parce qu’une ville qui grandit doit pouvoir amortir une mauvaise année.
On nous dira que transformer et exporter depuis le Mandoul relève du vœu pieux. La réponse tient en un exemple, voisin et documenté. La coopérative Gael, à Koumra, a fédéré 525 apiculteurs avec une cotisation de 10 000 FCFA, sur un rayon de collecte de cent vingt kilomètres — qui englobe Bédjondo. Sa production est passée de 2 tonnes en 2012 à 15,5 tonnes en 2015. Elle a mis en avant la particularité de son produit — un miel d’origine arboricole et non florale , l’a conditionné en pots, l’a placé dans les supermarchés et les hôtels de N’Djamena, puis à Sarh, Moundou et Abéché, et l’a exporté jusqu’aux États-Unis, en France, en Jordanie et en Arabie saoudite. Elle a enfin diversifié : boisson, liqueur, produits de beauté et bougies à partir de la cire.
Cet exemple porte aussi sa leçon, et nous la retenons : depuis le retrait du soutien de l’ONG qui l’accompagnait, la coopérative doit assumer seule le coût du conditionnement et de l’étiquetage. Autrement dit, le point de rupture d’une filière de valorisation n’est pas la production : c’est l’emballage, l’étiquette et la trésorerie. Un plan sérieux prévoit cette ligne budgétaire dès le départ, et prévoit qui la portera quand le projet s’arrêtera.
Appliqué à Bédjondo, ce raisonnement donne des produits précis plutôt qu’une ambition vague : de l’huile d’arachide et son tourteau pour l’élevage ; du sésame trié et calibré, seul format qui accède aux acheteurs export ; du beurre de karité pour la cosmétique et l’alimentaire ; du miel arboricole en s’adossant à la filière voisine plutôt qu’en la concurrençant ; de la farine et des cossettes de manioc, qui se conservent ; des légumes de contre-saison, vendus quand il n’y en a plus ; et, côté élevage, des animaux engraissés plutôt que vendus maigres, ainsi que du lait péri-urbain. À chaque fois le principe est le même : ne pas laisser sortir du département un produit dans l’état où il est sorti de terre.
Ce sujet fait l’objet d’un dossier à part entière, avec les chiffres nationaux, ce qui est établi dans le Mandoul et un protocole de prévention en six mesures : Agriculteurs et éleveurs.
Le sujet est trop grave pour être traité en annexe. Les affrontements de septembre 2026 entre Bangoul et Békamba ne sont pas un accident : ils sont la conséquence prévisible d’un espace partagé sans règles écrites. Quatre mesures, dans l’ordre.
Délimiter et afficher. Les couloirs de transhumance, les aires de pâture et les zones de culture doivent être tracés avec les chefs de canton, les agriculteurs et les éleveurs, puis arrêtés par la commune et affichés — en mairie, dans les cantons et sur le terrain. Un couloir que tout le monde peut voir est un conflit de moins.
Donner de l’eau au bétail ailleurs qu’aux champs. Les points d’eau pastoraux dédiés, sur les couloirs, évitent que les troupeaux traversent les cultures pour boire. C’est la mesure la plus efficace au franc dépensé, et elle relève du même programme que nos demandes en hydraulique.
Un calendrier connu de tous. Dates d’entrée et de sortie des troupeaux, affichées et respectées : la plupart des différends naissent d’un troupeau arrivé avant la récolte.
Un arbitrage avant l’affrontement. Des comités mixtes agriculteurs-éleveurs par canton, présidés par la chefferie, saisis avant la gendarmerie. Le cadre national va dans ce sens : le code pastoral en préparation a vu ses dernières recommandations validées à N’Djamena le 19 juin 2026, autour de la gestion des espaces pastoraux, de la prévention des conflits et de la cohabitation pacifique. Autant que Bédjondo soit prête à l’appliquer le jour de sa promulgation, plutôt que de le découvrir.
À quoi s’ajoutent, sans débat possible, la santé animale — campagnes de vaccination annoncées et couvrant réellement les cantons, accès aux produits vétérinaires, formation d’auxiliaires d’élevage — et la traçabilité des animaux, qui protège l’éleveur du vol autant que l’agriculteur du dégât.
Nous ne demandons la création d’aucun dispositif nouveau. Tous ceux que nous citons existent, et plusieurs travaillent déjà dans le Mandoul : il s’agit que Bédjondo y soit nommée.
Au ministère en charge de l’Agriculture, à l’ONDR et à l’ITRAD :
Au ministère en charge de l’Élevage : appuyer la délimitation des couloirs de transhumance du département, garantir la couverture vaccinale des cantons, et associer les autorités et les organisations de Bédjondo à la mise en œuvre du futur code pastoral.
Au projet ProAGRI : ce projet d’agrobusiness et de transformation rurale inclusive, financé par la Banque mondiale à hauteur de 150 millions de dollars sur six ans, finance précisément ce que demande la saison 2 de notre plan : entrepôts modernes, comptoirs d’achat, système d’information sur les marchés, fonds national semencier, et les filières oléagineuses — sésame et arachide — ainsi que le maïs et la volaille. Nous demandons l’inscription de Bédjondo parmi ses localités d’intervention, pour un magasin, un comptoir d’achat et l’unité de décortiquage.
Au ministère en charge de l’Élevage, sur un point précis : le grand programme pastoral du pays, le PRAPS-2 (118,9 millions de dollars, 2022–2027), ne couvre que treize provinces sahéliennes, et le Mandoul n’en fait pas partie. Or notre province est une zone de destination de la transhumance, et c’est là que les conflits éclatent. On ne réduira pas les affrontements entre agriculteurs et éleveurs en n’investissant que du côté du départ : nous demandons qu’une fenêtre soit ouverte pour les zones d’accueil du sud, au moins sur les couloirs, les points d’eau pastoraux et les comités d’arbitrage.
Au projet ProPAD : le Mandoul est l’une de ses trois provinces d’intervention, avec un financement de quarante millions de dollars, et ses filières cibles — sorgho, mil, maïs, riz, arachide, niébé, sésame, maraîchage, petits ruminants, volaille, porc, lait péri-urbain — recoupent exactement les nôtres. Nous demandons l’inscription de Bédjondo et de ses cantons parmi les zones bénéficiaires, avec un volet stockage et warrantage.
À la coopération suisse et à Caritas Suisse : vos programmes sur les filières arachide, sésame et karité et sur la résilience rurale couvrent déjà notre province. Nous demandons un volet Bédjondo centré sur la transformation — décortiquage, presse à huile, tri du sésame, beurre de karité — et sur le conditionnement, ligne budgétaire que l’expérience voisine désigne comme le vrai point de rupture.
Aux dispositifs de financement, dont l’ONAPE et ses lignes de crédit agricole : rendre accessible aux groupements de Bédjondo un crédit de campagne et un crédit d’équipement adossés au warrantage, plutôt qu’un crédit individuel sans garantie possible.
À la Banque Agricole et Commerciale (BAC), rachetée en mars 2026 par le groupe Vista pour donner naissance à Vista Bank Tchad : fondée en 1998 pour financer l’agriculture et le commerce au Tchad, c’est le seul établissement bancaire du pays dont la vocation d’origine correspond directement à nos filières. Nous demandons qu’elle ouvre, sous son nom actuel comme sous le nouveau, une ligne de crédit de campagne et d’équipement adossée au warrantage pour les groupements de Bédjondo — au même titre que notre demande à l’ONAPE ci-dessus. Ce que nous ignorons : si ce rachat change, à Bédjondo même, l’accès à un crédit agricole qui restait jusqu’ici marginal — la banque ne détenait que 0,39 % du marché du crédit au Tchad début 2025.
À la commune de Bédjondo :
Nous nous engageons à réaliser le recensement des producteurs, des surfaces et des groupements du département, canton par canton, et à le remettre aux services agricoles et aux programmes : c’est le document qui manque à tout le monde, et il est à notre portée. À cofinancer, avec notre diaspora, le premier magasin de stockage communautaire et la dotation initiale en sacs hermétiques, avec une convention écrite disant qui possède, qui gère et qui entretient. À former, avec les techniciens de notre réseau, aux techniques de stockage, à la tenue des comptes d’un groupement et au warrantage. À mettre en relation les groupements de Bédjondo avec la coopérative Gael de Koumra et la Fédération des producteurs de semences du Mandoul, plutôt qu’à réinventer ce qui fonctionne à côté. À préparer le cahier des charges du label « Produits de Bédjondo » et à en faire la promotion auprès de la diaspora, premier marché disposé à payer le juste prix. Et à rendre compte publiquement, ici, des réponses reçues et des résultats obtenus.
Par honnêteté : nous ne disposons d’aucune donnée publique de production agricole à l’échelle du département du Mandoul Occidental — ni surfaces, ni rendements, ni effectifs de cheptel, ni nombre de producteurs organisés. Nous ne savons pas si le projet ProPAD intervient déjà dans les cantons de Bédjondo, ni quelles filières y sont retenues. Nous ne connaissons pas le taux de couverture vaccinale du bétail du département, ni l’état des couloirs de transhumance. Nous demandons respectueusement ces informations aux services concernés, et nous les publierons ici, avec leur source, dès que nous les aurons.
Nous construisons le recensement des producteurs et des groupements du département. Faites-vous connaître : culture ou espèce, surface ou effectif, groupement, difficulté principale. C’est la base de tout ce qui précède, et c’est vous qui la détenez.
Le modèle que nous décrivons ici existe déjà dans le Mandoul : le village climato-intelligent de Bédogo 2, créé par le ProPAD avec forage solaire et périmètre clos de plusieurs hectares. Nous demandons un quatrième site dans le Mandoul Occidental ; voir ONG et partenaires opérationnels au Mandoul.
Sources : FEWS NET, mise à jour sur la sécurité alimentaire au Tchad, août 2026 (zones en phase de crise, retard de la campagne 2026, riz importé +33 % et farine de blé +53 % par rapport à la moyenne quinquennale) ; Tchadinfos, 31 mai 2026 (troisième foire provinciale semencière de Koumra, PROFISEM, Fédération des producteurs de semences du Mandoul, plus de 90 % de semences non améliorées au Tchad) ; Tchadinfos, 3 et 5 septembre 2026 (affrontements des cantons Bangoul et Békamba, un mort, intervention du préfet du Mandoul Occidental) ; Tchadinfos, 19 juin 2026 (validation des dernières recommandations du code pastoral, ministère de l’Élevage) ; Tchadinfos, 7 juillet 2024 (campagne cotonnière 2024-2025 : objectif de 150 000 tonnes contre 111 000 la campagne précédente, manque de main-d’œuvre lié à l’orpaillage, tournée incluant Koumra) ; Banque mondiale, communiqué du 25 avril 2024 (ProAGRI : 150 millions de dollars sur six ans, filières oléagineuses, maïs, volaille, entrepôts, comptoirs d’achat, fonds national semencier, 1,12 million de bénéficiaires) ; PRAPS-2 Tchad, présentation officielle (118,9 milliards de FCFA soit 118,9 millions de dollars, 2022–2027, treize provinces sahéliennes dont le Mandoul ne fait pas partie) ; document de projet ProPAD, République du Tchad / IDA (40 millions de dollars, provinces du Mandoul, du Moyen-Chari et du Salamat, exploitations de 1 à 5 hectares, filières végétales et animales) ; Jeune Afrique (coopérative Gael de Koumra : 525 apiculteurs, 2 tonnes en 2012 et 15,5 tonnes en 2015, rayon de collecte de 120 km, conditionnement, marchés et exportations, diversification, coût du packaging après le retrait de l’ONG) ; coopération suisse et Caritas Suisse, programmes SODEFIKA puis filières arachide, sésame et karité et NexSud au Mandoul. Les situations locales décrites sans source chiffrée sont celles rapportées par nos membres et les habitants. Ce dossier relève aussi de la thématique Environnement & ressources naturelles et s’inscrit dans le cadre exposé sur la page Décentralisation & développement local.
Les mêmes cinq questions sont posées à chacun de nos projets. Nous n’inscrivons que ce qui est déjà publié sur ce site ; le reste est noté « à établir ». « Établi » veut dire que la réponse est écrite, pas que c’est déjà fait. Pourquoi cette grille.
| Question | État | Ce que nous savons aujourd’hui |
|---|---|---|
| Qui entretient ? | En partie | Nous nous engageons à une convention écrite disant qui possède, qui gère et qui entretient ; elle reste à signer. |
| Avec quel budget ? | À établir | Coût du magasin et de la dotation initiale en sacs hermétiques : à chiffrer. |
| Que deviennent les déchets ? | À établir | Sacs hermétiques usagés et éventuels produits de conservation : à prévoir. |
| Quel effet sur l’eau et les arbres ? | En partie | Effet attendu : moins de pertes après récolte (insectes, moisissures, rongeurs). Matériaux de construction et bois utilisés : à préciser. |
| Qui est formé ? | Établi | Formation aux techniques de stockage, à la tenue des comptes d’un groupement et au warrantage, avec les techniciens de notre réseau. |
Producteurs, agronomes, vétérinaires : la thématique Agriculture, élevage & sécurité alimentaire vous attend.